Pasamonik Le Concours de la BD Scolaire a véritablement reçu une impulsion définitive il y a 26 ans, lorsque la Caisse d’Epargne est venue le soutenir. Il lui fallait cet acteur d’envergure pour imposer au niveau national le concours  initié par Dominique Brechoteau dès la seconde édition du Festival, il y a 36 ans.

Cela fait en revanche 25 ans que le dessinateur Jean Solé (Superdupont mais aussi la couverture du Guide du routard…) préside le jury. Avec François le Bescond, Directeur de collection aux éditions Dargaud, ils ont souligné combien la qualité de la sélection était encore extraordinaire cette année. L’éditeur ne manqua pas de faire remarquer à quel point ce concours était un formidable élan de créativité qui a suscité bien des vocations, tandis que le dessinateur constatait qu’il y avait « de plus en plus de filles ».

Charbit Tinlot

L’important est que cela suscite véritablement des vocations. Un exemple parmi d’autres : Jochen Gerner, lauréat de ce concours, auteur devenu professionnel aujourd’hui et exposé au Festival lors de cette édition. C’est cet accomplissement que visent les actions de la Caisse d’Epargne, un accompagnement de la créativité.

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On sait que la Caisse d’Epargne défend la cause de la bande dessinée à Angoulême depuis 26 ans déjà, grâce au Concours de la BD  scolaire et grâce au parrainage du Pôle  Jeunesse et des principaux prix Jeunesse du Festival International de la Bande Dessinée. Hier matin, le Directeur de la Communication, Image et Sponsoring  Caisse d’Epargne, M. Jacques Charbit, et le Directeur de la Cité internationale de la bande dessinée, ont signé un accord.  La Caisse d’Epargne devient mécène de la salle de médiation culturelle de la Cité.

Ils étaient tous là pour assister à la signature de cet accord historique : Francis Groux, l’un des trois fondateurs du Festival, Dominique Brechoteau, le créateur du Concours Scolaire et le président du jury, le dessinateur Jean Solé, tous ceux qui, depuis le début, se battent pour que la jeunesse soit représentée à sa juste place dans le premier festival de bande dessinée d’Europe.

Gilles Ciment

Entre-temps, ces initiatives passionnées se sont transformées en institutions au premier rang desquelles figurent le Musée de la bande dessinée et la Cité de la bande dessinée, devenue la figure de proue de la « Vallée des images ».

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Un jury de jeunes a désigné Lou ! (Glénat) et Julien Neel comme lauréat du Prix jeunesse d’Angoulême 2010 dont la Caisse d’Epargne est le parrain. C’est la deuxième fois que cette série est distinguée par le Festival. Julien Neel avait déjà reçu la même distinction en 2005, mais cette avec bonheur qu’il ajoute le Fauve de Trondheim à sa collection.

SJ11-LOU-05_cover Chronique de l’enfance puis de l’adolescence, une période de la jeunesse faite de ruptures plus ou moins dramatiques qui sont ressenties de façon très sensible par la jeune fille : Elle fait d’une part le deuil de sa maison et accueille d’autre part un petit frère dans la famille qui, le temps qu’on lui trouve un prénom est surnommé par Lou : Laser Ninja.

Le choix du jury semble avoir été disputé mais c’est notre pétulante héroïne qui emporta la palme, probablement aidée par la diffusion sur la télévision d’une adaptation en dessins animés qui fait un carton dans les taux d’audience.

Best-seller dans un secteur –la bande dessinée jeunesse- concurrencée par le livre jeunesse et très dépendante de la grande distribution. L’univers à la foi très « cartoon » et en même temps très tendre de Julien Neel a su, en cinq albums prendre une place marquante à la fois en librairie et dans le cœur des jeunes lecteurs.

Lou et enfants

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Pasamonik Si le Festival d’Angoulême dont la 37ème édition aura lieu cette année du 28 au 31 janvier 2010 est aussi connu aujourd’hui, que ce soit au niveau national ou international, c’est parce qu’il a pu rallier des partenaires fidèles et sincères dont l’engagement dans la bande dessinée est quasi naturel. Banque des jeunes, la Caisse d’Epargne a tout naturellement prêté son concours à cet épanouissement.

ecolebd Depuis 1984, la Caisse d’Epargne est aux côtés de la BD en France. Partenariat du Festival International de la BD à Angoulême, elle  a été l’un des ses plus anciens et de ses plus solides soutiens, en particulier parce qu’elle organise depuis de longues années  le concours de la BD scolaire, mais aussi l’opération « Gang des talents » qui fait la promotion des jeunes créateurs de BD, et également en parrainant les différents prix du Festival parmi lesquels le Prix Jeunes Talents et l’Essentiel Jeunesse.

26 ans !

1984… Cela fait plus d’un quart de siècle ! On commence à ne plus savoir compter les jeunes pousses qui, ayant concouru pour le concours de la BD scolaire, sont devenues aujourd’hui des auteurs de BD professionnels. Les membres du « gang des talents » savent aussi ce qu’ils doivent au « coup de pouce » de la Caisse d’Epargne. On sait que la banque n’est pas seulement présente à Angoulême à la fin du mois de janvier : tout au long de l’année, elle soutient plusieurs autres festivals de BD, comme récemment le Festival de Blois par exemple, ou encore le Prix des Libraires qui, cette fois, distingue des auteurs confirmés.

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Pasamonik Cela se sait trop peu : le Musée national d’Angoulême qui accueillera les plus grandes expositions au prochain Festival d’Angoulême est aussi le détenteur du dépôt légal de la BD en France et détient une collection de 7 000 originaux des plus grands auteurs de l’histoire de la BD, de Rodolphe Töpffer à Lewis Trondheim.

Le dépôt légal oblige à tout éditeur de déposer un exemplaire au moins de ses publications auprès de la Bibliothèque Nationale de France aux fins de la conservation du patrimoine. Mais la notion de patrimoine n’avait pas pour autant la même signification selon les époques. Ainsi, jusque dans les années 1960, les collections de journaux pour la jeunesse de la BNF ont été mal protégées, voire jetées parce que ces « illustrés » devaient faire la place à la « vraie » Littérature.

Musée Angoulême 2 -  juin 09 004 Résultat : la BNF ne dispose pas des collections complètes des grands journaux de l’ âge d’or, comme Mickey, Robinson, Hop-Là, L’Épatant, Le Bon Point illustré ou Hurrah… Cette situation rendait furieux les membres du premier Club de la Bande Dessinée (CELEG) fondé en 1962, où figuraient Francis Lacassin, Alain Resnais, René Goscinny Boileau-Narcejac, Paul Winkler, Jean Adhémar, Marcel Brion, Frederico Fellini, Edgar Morin ou Raymond Queneau.

1977 : Première collection nationale de BD

Le scandale prit fin avec la création, grâce au Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême à la création d’un Musée national de la bande dessinée en 1984 qui aboutit à l’inauguration en 2009 de la Cité de la bande dessinée et de l’image.

Auparavant, c’est la conservatrice Monique Bussac du Musée municipal d’Angoulême qui avait constitué la première collection nationale de bande dessinée autour du don d’une planche de Tintin par Hergé, venu visiter et soutenir le tout nouveau Festival.

Leur travail de conservation est, par nature, peu spectaculaire, mais il constitue une étape essentielle dans la conservation du patrimoine. Outre le dépôt légal dont nous avons parlé, le musée possède une des plus belles collections d’originaux au monde avec un fonds de 8.000 planches de BD dont l’une des plus anciennes (1836) est une planche du Suisse Rodolphe Töpffer. L’Association des Amis du Musée, créée en 1995 et forte de 120 membres, enrichit chaque année ces collections par des acquisitions mais aussi par des legs et des dépôts, comme le fonds Calvo prêté par la famille de l’artiste, ou le fonds des imprimeries Quantin, un éditeur de type spinalien (qui a la forme d’une image d’Épinal) qui a eu une très importante production à la fin du XIXe Siècle et dont les originaux ont été remarquablement conservés.

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mar
5
jan
16 h 12 min

Pasamonik Le dessinateur et scénariste Tibet tire sa révérence, à l’âge de 78 ans, juste avant le festival d’Angoulême, comme l’avaient fait avant lui, dans un timing proche, André Franquin, Will Eisner ou Claude Moliterni. Le principal talent de l’artiste ? L’amitié.

Il était né en 1931 à Marseille. Son père était un joueur de foot célèbre à l’O.M. mais Marseille terrorise sa mère, sans qu’on ne sache pourquoi. Elle quitte la Canebière pour s’enfoncer dans le Nord, en Belgique, avec ses enfants. Tibet raconte cela dans un livre de souvenirs poignant, Qui fait peur à maman ? (Ed. L’Esprit des péninsules). Tibet  sept 09 013 Le poète parnassien Théophile Gautier a raison :

« Le poète est ainsi dans les Landes du monde ;

Lorsqu’il est sans blessure, il garde son trésor.

Il faut qu’il ait au cœur une entaille profonde

Pour épancher ses vers, divines larmes d’or ! »

Du secret familial originel fait de douleur et de tristesse naît un Eldorado : le besoin de faire rire.

Le chanteur Adamo, ami de Tibet, a eu cette jolie formule à propos de son western Chick Bill créé en 1953 : « C’est Pagnol au Far-West ». Rien n’est plus vrai. Sa faconde, sa fantaisie étaient celles d’un conteur, d’un acteur même. Il aurait bien aimé être comédien. Mais comme disait Sacha Guitry : « Tous les hommes sont des comédiens, sauf certains acteurs. »

Tibet a fait ses classes dès l’âge de 16 ans auprès des dessinateurs belges Tenas et Rali qui oeuvraient pour le journal Bravo. Quelques temps plus tard, ils rejoignent l’équipe d’Armand Bigle qui entreprend de lancer Mickey Magazine en Belgique. Pendant deux ans, Tibet leur gomme les planches et leur apporte le café.

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Pasamonik Le rapport de Gilles Ratier, secrétaire général de l’Association des Journalistes et Critiques de Bande Dessinée (ACBD), est un moment toujours attendu par les commentateurs. Depuis près de 15 ans, il comptabilise avec une patience de moine bénédictin toutes les BD qui paraissent dans l’année.

Certes, le nombre de titres publiés n’est pas le reflet exact du marché, puisqu’il est question d’une statistique des ouvrages mis en vente sur le marché francophone, et non d’un chiffre d’affaires, mais c’est un indice tendanciel car le nombre d’albums produits par un éditeur dans l’année traduit son espérance dans les capacités du marché à absorber ses nouveaux titres. Comme 80% de ces nouveautés sont produites par des maisons d’édition déjà bien établies, le risque est forcément calculé faute de quoi, de toutes façons, la prise de risque se trouve sanctionnée l’année suivante par une sévère correction.

Jeunes et vieux lisent la BD

 

4863 bandes dessinées publiées en 2009

La comptabilité de Gilles Ratier met toujours en avant un chiffre clé : le nombre de nouveautés dans l’année : 4863 albums BD ou assimilés. C’est une quantité considérable (cela fait près de 15 par jour) qui laisse immédiatement ressortir cette évidence : il est impossible d’acheter toutes les BD qui sortent et, d’autre part, le fait qu’il n’y a pas UN mais DES marchés de la BD. Mais comparé aux 65.000 nouveautés publiées en librairies en 2009, c’est portion congrue : la BD représente, en 2009, 7.48 % de l’édition francophone et accuse même un léger recul. Un tassement qui n’est pas significatif (7,91% en 2008) eu égard à la forte progression du secteur des mangas ces dernières années, progression qui devait forcément un jour marquer le pas.

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mar
29
déc
16 h 54 min

Vous avez été très nombreux à participer au jeu concours “Le Gang des Talents : Bad Atmosphère” organisé par la Caisse d’Epargne, qui s’est déroulé du 4 au 18 décembre 2009 et nous vous en remercions.

Félicitations à Frédéric CAUSSETTE (Paris 10e) qui est l’heureux gagnant et se verra remettre un bon d’achat de 150€ valable dans les librairies “Canal BD”

La Caisse d’Epargne vous souhaite une très bonne année et vous donne rendez-vous en 2010 sur le site mundo-bd pour vous faire partager la magie du 9ème art

Pasamonik A la Renaissance, les peintres flamands venaient en Italie pour apprendre la perspective et les mystères de la peinture à l’œuf. Au Vingtième Siècle, un dessinateur italien, Antonio lapone, est venu habiter la Belgique pour mieux appréhender les mystères de l’École belge. Rencontre.

Antonio Lapone est né le 24 octobre 1970 à Turin, en Italie. Devant ses dispositions pour le dessin, son père, employé à la FIAT de Turin, favorise un parcours scolaire qui le mène à faire des études de graphisme publicitaire. Son premier choc pour la BD, il le rencontre en découvrant Thor, le super-héros de Stan Lee et Jack Kirby. Ce dessinateur devient sa référence. Il enchaîne avec Kamandi et les nombreuses autres créations du « King of Comics » : les X-Men, Spider-Man, Hulk… Mais quand il dessina pour lui, il ne va pas spontanément vers des personnages testostéronisés, pleins de muscles, mais plutôt vers des personnages lisses et mignons, comme les publicitaires en aiment ! Lapone à Nérac oct 09

Après cinq années d’étude, ils sort avec un diplôme en poche et se fait engager dans une agence qui dessine des manuels de pilotage pour hélicoptères Agusta destinés aux carabineri, la police italienne !

Il se retrouve ensuite engagé dans une agence de publicité qui travaille pour les voitures Lamborghini. Il en redessine légèrement le logo, mais c’est évidemment à l’agence de s’en attribuer toute la paternité. Ses affaires marchent plutôt bien dans le monde du graphisme publicitaire, mais il n’aime pas ce milieu très compétitif où l’on doit être prêt à tuer père et mère pour réussir. Il décide de passer à mi-temps pour dessiner… de la BD, sa véritable passion. C’est l’époque où il rencontre Gianfranco Goria, avec qui il fonde Anonima Fumetti, à l’origine de la principale agence d’information sur la BD en Italie, Af News http://www.afnews.info/. Mais ses projets de BD restent sans lendemain car il n’a pas encore trouvé son style.

En décembre 1996, il découvre, vendue en solde, la version italienne du Cimetière des éléphants de Yves Chaland aux éditions Telemaco, l’éditeur de la BD underground des années 1980. C’est un choc esthétique de première importance qui décide de son style. Il l’utilise d’abord dans des illustrations puis il entame une ébauche de bande dessinée, Daisy Blonde, et s’en va avec elle à Angoulême, la Mecque de la BD francophone. Avec lui, il y a Barbucci et Canepa qui vont aller présenter Skydoll chez Soleil avec le succès qu’on connaît. Il rencontre François Le Bescond chez Dargaud et l’éditeur suisse Pierre Paquet. Le premier ne tarit pas d’éloges dans La Lettre de Dargaud, mais c’est le deuxième qui le publiera le premier.

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mer
16
déc
6 h 56 min

Le créateur de Lucien, pilier de Métal Hurlant et Grand Prix d’Angoulême en 1993, a opéré récemment son transfert chez Fluide Glacial, filiale des éditions Casterman. Une péripétie de plus dans une carrière très riche.

Né dans le XVIe arrondissement de Paris, le 9 janvier 1952, Frank Margerin vit une partie de son enfance dans un HLM de la porte d’Asnières.  Son père ar1. Margerin sept 09 006tiste-peintre, décorateur spécialisé dans les trompe-l’œil, des panoramiques à l’ancienne, le prédispose au dessin qu’il pratique dès sa plus petite enfance. Il entre aux Arts-Appliqués au niveau de la seconde et en sort cinq ans plus tard avec un diplôme de… laqueur, une façon de se mettre dans les pantoufles de son père, celui-ci ayant envisagé de travailler avec son fils. Il commence d’ailleurs à lui filer un petit coup de main sur quelques boulots. La BD, pourtant, est vraiment sa passion. Il était sûr d’avoir envie d’en faire, mais pas d’y arriver. Le diplôme de laqueur lui permettrait pour le moins d’assurer des petits boulots pour survivre.

Mais le destin en décidera autrement. En montrant ses dessins, au hasard, chez Nathan, il rencontre l’éditeur Bernard Farkas, l’un des quatre fondateurs des Humanoïdes Associés. Ne sachant quoi faire de ses travaux chez l’éditeur du boulevard Saint-Germain, il l’envoie chez son associé Jean-Pierre Dionnet, le créateur de Métal Hurlant. « Métal Hurlant ? Jamais entendu parler » se dit le jeune homme qui se dit qu’il n’à rien à perdre de faire ce bout d’essai mais, qu’après, il ira chez Pilote, comme tout le monde. Dionnet cherche à ce moment à diversifier son journal car il sent bien que la Science-Fiction qui en était le thème d’origine constituait un marché trop limité.

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