Depuis 36 ans, Angoulême est le rendez-vous annuel des professionnels de la bande dessinée. C’est également pour beaucoup, l’occasion de découvrir la bande dessinée de demain. Depuis 26 ans, la Caisse d’Epargne est le partenaire de cet évènement qui confirme l’étonnant travail d’accompagnement de la « banque des jeunes » dans l’éclosion et l’épanouissement de talents naissants.
« La BD peut être éducative » affirmait, en précurseur, Antoine Roux, un enseignant qui demandait à ses collègues, dans un ouvrage éponyme resté célèbre [Éditions de l’école, 1970], de bien vouloir traiter la bande dessinée avec « moins de mépris », invitant au contraire à la lire pour « mieux connaître le monde de l’enfance », afin d’apprendre aux enfants « à voir vraiment » et, plutôt que de les conspuer, repérer « les meilleures bandes dessinées » et les prescrire à leurs étudiants. Cet auteur recommandait enfin de se servir du neuvième art comme support éducatif à l’expression orale et écrite.
La Caisse d’Epargne a bien compris le message puisque, depuis 26 ans, elle organise un concours scolaire qui remporte chaque année un succès retentissant et qui a mis le pied à l’étrier à de nombreux dessinateurs devenus aujourd’hui des professionnels reconnus (nous vous en reparlerons prochainement).
Une pépinière de talents
Si le Concours de la BD scolaire est plus que jamais central dans l’action que mène la Caisse d’Epargne à Angoulême cette année encore, il est loin d’être la seule action menée par l’Écureuil au moment de ce point d’orgue de la bande dessinée en France.
En effet, l’espace qui lui est consacré file une métaphore explicite, celle de la pépinière : la découverte de talents au stade de la graine, suivie d’un encouragement à voir ces jeunes pousses s’épanouir.
Cette action va au-delà de la simple « production » de talents nouveaux. Par son ampleur (chaque année, le concours scolaire touche près de 6000 élèves), elle participe à inculquer aux jeunes générations le goût et la culture de la bande dessinée. Ceci n’est pas anodin car, sur l’ensemble des participants chaque année, certains deviendront des professionnels de la bande dessinée (heureusement, d’ailleurs…), d’autres intégrerons des univers culturels proches : illustrateurs, scénaristes de télévision, acteurs ou metteurs en scène de théâtre, réalisateurs de dessins animés ou de jeu vidéo… Car, on le sait, la BD diffuse et influence bien au-delà de son périmètre légitime.
Mais ce qui est remarquable, c’est qu’au fil des ans, la Caisse d’Epargne a mis en place une politique cohérente d’accompagnement de ces vocations :
- Par le Concours scolaire d’une part, qui fait un incroyable travail d’éveil à la créativité puis d’émulation et de tremplin pour découvrir les talents en devenir qui se voient décerner à Angoulême des Écureuils d’or ; mais aussi le Prix d’Angoulême du Concours de la BD Scolaire, récompense officielle du Festival
- Par le parrainage du concours Jeunes talents ensuite qui s’adresse quant à lui à des jeunes artistes de plus de 17 ans qui ont vraiment décidé d’embrasser ce métier ;
- Par le parrainage de la bande dessinée en tant qu’art à part entière, tout d’abord avec le parrainage du concours Révélations Blogs qui a lieu dans le cadre du Festival et qui distingue des artistes dont les premières pages paraissent sur ces supports numériques qui sont en train de remplacer les hebdomadaires pour la jeunesse d’autrefois dans leur rôle de banc d’essai et de découverte des nouveaux talents ;
- Mais aussi avec le Gang des Talents qui valorise des auteurs nouveaux, cette fois publiés, en accompagnant leurs premiers pas face au public.
- A cela s’ajoute L’Essentiel jeunesse, prix du Festival parrainé par la Caisse d’Epargne, désigné par un jury de jeunes de 9 à 14 ans qui distingue le meilleur auteur jeunesse de l’année.
Cette démarche est unique par son ampleur et par sa longévité. Elle ne traduit pourtant que quelques-unes des actions qui illustrent la présence de la Caisse d’Epargne à Angoulême. Nous vous proposons de les détailler dans les prochains articles.
Didier Pasamonik
Janvier 2008. En présence du présentateur et journaliste de télévision belge Thierry Bellefroid, du directeur artistique du FIBD Benoit Mouchart, du Président 2008 du Festival José Munoz, Jean David Morvan remercie le jury d’enfants qui vient de l’élire « meilleur auteur jeunesse de l’année » pour Sillage (Ed. Delcourt). Photo : D. Pasamonik
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