Mundo-BD Avec Sandawe, le « crowd funding » arrive dans le monde de la bande dessinée | Mundo-BD

Qui n’a pas rêvé devenir éditeur de bande dessinée ? C’est maintenant possible pour tout un chacun, quelle que soit votre capacité financière. Sandawe permet aux internautes d’investir sur un projet de bande dessinée selon le système du « crowd funding », un système déjà en place dans la musique ou le cinéma. Voulez-vous devenir édinaute ?

Qu’est-ce que le « crowd funding » ? C’est un système de financement d’un projet commercial, industriel ou culturel qui consiste à proposer à une masse de gens (« crowd ») d’investir dans ce projet. Ce système de « micro-parrainage » existe depuis des années dans l’humanitaire, le cinéma et même l’informatique et a de plus en plus d’adeptes dans les nouveaux médias, ce procédé permettant de garantir l’indépendance du « nouveau journalisme ».

Print Dans la musique en particulier, le modèle est éprouvé en France avec Akamusic et se base sur un principe très simple : le site propose à la lecture des titres qu’il aura au préalable sélectionnés avec l’assistance de professionnels, et propose aux internautes d’investir une petite ou une grosse somme pour un projet auquel il croit : « Sandawe s’appuie pour cela sur une communauté rassemblant tous les types d’intervenants de la bande dessinée: auteurs confirmés ou non, lecteurs, journalistes spécialisés, libraires et éditeurs, raconte Patrick Pinchart, l’un de ses fondateurs. Basée sur le principe du crowd funding , elle transforme les lecteurs en « édinautes » en leur permettant de participer au financement des albums, de suivre toutes les étapes de leur création, et de participer tous ensemble à leur promotion. »

Patrick Pinchart, fondateur d’ActuaBD et ancien éditeur chez Dupuis, est le garant professionnel de cette innovation unique sur le marché francophone. Il est notamment le « découvreur » de Midam, l’auteur de Kid Paddle, le gros succès des éditions Dupuis : « Contrairement à ce qui se passe dans l’édition traditionnelle, Sandawe met en contact direct auteurs et lecteurs dès la genèse de l’œuvre. Les « édinautes » participent au choix des œuvres éditées (anticipant, par leur nombre, leur succès public potentiel), soutiennent les auteurs, dialoguent avec eux, utilisent tous les moyens à leur disposition pour les promouvoir, et récoltent finalement une partie des gains financiers. »

Une forme de « mutualisation » et de « communautarisation » de l’édition qui a un avantage direct pour les « fans-investisseurs » de bande dessinée : l’accès direct à l’auteur et les privilèges qui vont avec.

 

Sur le Net et en librairie

Selon sa contribution, l’édinaute pourra recevoir, si l’auteur le veut bien, en plus de l’album, une dédicace ou un ex-libris et sera crédité nominativement dans l’album, en fonction de son investissement. Les libraires sont appelés à soutenir ce système qui a pour but de rassembler un communauté de fans autour d’un nom ou d’un type particulier de bande dessinée, chaque investisseur devenant un vecteur de promotion de son album. La société a déjà signé un accord avec un diffuseur et un distributeur qui se voient très intéressés par les « communautés » de lecteurs-investisseurs forcément très motivés. Leur présence est donc à la fois sur le Net et en librairie.

Les créateurs de Sandawe pensent pouvoir faire le lancement officiel de leur site et présenter leurs premiers projets « avec quelques signatures connues » en janvier 2010, pour Angoulême.

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Voici donc une innovation qui mérite d’être surveillée de près. Mais au fond, pourquoi « Sandawe » ?

« Les Sandawe sont le peuple le plus ancien de la vallée du Rift, en Tanzanie, nous expliquent les fondateurs. Ils sont l’une des rares ethnies à encore posséder le gène « L0″ ou « Eve mitichondrial », à l’origine des ancêtres communs à tous les hommes. Obligés de survivre dans un environnement difficile, ils sont libres et débrouillards. Profondément pacifistes, ils n’ont pas de leader et décident par le dialogue. Ils n’ont pas le sens de la propriété et partagent tous les biens. Ils respectent profondément les enfants et…parlent par clics. Bien avant l’invention d’internet! »

Ce genre d’édition communautaire pèsera-t-elle sur l’édition classique dans les années à venir ? C’est bien possible. Elle est en tout cas la preuve d’un secteur en pleine mutation.

 

Didier Pasamonik


 

POUR CONTACTER SANDAWE :

Editions Sandawe

161, Drève Richelle,

Bâtiment B

1410 Waterloo

Téléphone: +32 2 357 15 12

Fax:+32 2 644 25 66

info@sandawe.com

http://www.sandawe.com

Illustrations

1. Le logo de Sandawe

2. La page d’accueil de Sandawe.com

 

Le portrait de Didier Pasamonik en logo est d’Alexandre Franc.


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Auteur:
Didier Pasamonik
Date:
Mardi, novembre 17th, 2009 at 15 h 00 min
Categorie:
Actualités, BD Européenne
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